La traversée

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Derrière lui : la Ténèbre et le mauvais œil !
Après de longs combats, il navigue hors l’écueil,
Vers des îles tranquilles aux quatre vents battues
Où, même les heures toutes de noir vêtues,
Sur l’immensité noire des flots remueurs
Font scintiller des feux, allument des lueurs
Rejetés loin : l’ondée, l’orage et la tempête !
Des archipels dédaliens il part en conquête,
Pur comme l’orbe d’or d’un soleil rayonnant
Qui s’étale et fièrement va, s’illuminant
De l’éclat étoilé versé du ciel nocturne ;
Et la paix accompagne son cours taciturne
Sur des chemins d’eau, traçant les sillons dorés
Qui disent tous l’espoir, les desseins adorés :
Par un soir flamboyant de lumières, il vogue
Avec dans l’âme et au cœur, un monde analogue ;
Sur chaque vague fendue, imbougeablement
Se posent les yeux de braise du firmament.

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© Yannig WaTeL 21 juin 2014

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La haute marée

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La mer, cinglante ce soir, s’élève en nuée
Et, plus que les sabrants embruns ou les courants :
La lueur des ors lunaires, diminuée,
Fait l’ultime agrément des rivages pleurants
En manteau d’écume, un grand cortège funèbre
Accompagne le vent qui mugit dans les airs ;
Un sombre flot longe la côte et l’enténèbre
Quand l’orage suspend, par degrés, ses éclairs
Fier et droit, cherchant un coin de ciel torpide,
Une île tranquille où pouvoir se reposer :
Quelque égaré aux cheveux d’eau, un intrépide
Marin, s’emploie – de cent façons – à s’apaiser
Rompu au voyage, il sait, noble capitaine,
Qu’est blotti aux confins de la Terre, un bon port :
Un désert édénien sur une île lointaine
Où le Soleil, beauté tranquille, luit plus fort
Rejetée loin, l’ondée que le vent a chassée !
Derrière lui : la Ténèbre, le mauvais œil
Et la mort – en lutte avec la vie – repoussée !
Après de longs combats, il vogue ; hors l’écueil
Et plus haut encore que la haute marée,
Torse érigé, il joint le Ponant au Levant ;
La paix inonde, enfin, son âme libérée !
Seul, il dormira ce soir, d’un sommeil d’enfant.

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© Yannig WaTeL – 14 juin 2014

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Déjeuner au grand air

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Une cascade d’or blond et fauve, flambante,
Évoque le baiser fragilement vermeil
Reçu, enfin, des lèvres douces du Soleil
Après la pluie, la lente bruine, tombante
Hélios a maintenu haut sur l’horizon
Ses amples rais de feu ; le ciel est superbe !
Mignonne, allons veux-tu bien, déjeuner sur l’herbe :
Environnés de fleurs et d’opulent gazon !
L’humble végétal semble un tapis confortable ;
Nous y pourrons, sous les ombrages, étendus :
D’un repas champêtre fait de fruits dodus,
Faire ripaille, sans protocole ni table.

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© Yannig Watel – 08 juin 2014

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Aux poètes en herbe

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Cet espace de partage est ouvert à tout le monde, soyez les bienvenus !
Oui, pénétrer dans ce blog, c’est un peu comme ouvrir une porte sur un univers dont le cœur et l’âme ne battent que pour leurs différentes façons d’entrevoir les richesses de la vie !
Ici, pas de méthode miracle pour faire perdre 25 kilos à Loana !
Ici, pas d’articles à sensation sur Paris Hilton et sa vie dissolue !
Ici, pas de révélations qui feraient trembler le locataire de la Maison Blanche !
C’est le blog d’un créateur de poèmes, un artisan de la rime.
Je ne suis pas vraiment expert en prosodie classique, j’écris une poésie dont le qualificatif idéal serait « conformiste informelle » sans autres prétentions que de ne pas être trop ennuyeuse et de donner matière à quelques causeries poétiques.

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Tous les poèmes publiés dans ce weblog sont ma propriété exclusive et sont de ce fait légalement protégés par :
Article L335-2 de la Loi n°2007-1544 du 29 octobre 2007 relative au Code de la propriété intellectuelle régissant la propriété littéraire et artistique.
Toute reproduction – même partielle – sur un support électronique ou papier quel qu’il soit, est interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

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Sachez donc, poètes en herbe, que ma poésie… Je ne la donne pas pour rien, je la vends très cher !
En outre, des vidéos d’artistes que je tiens en très haute estime ainsi que des images trouvées sur le net agrémentent mes écrits, plutôt que des passements de papier doré, difficiles à réaliser sur un support dématérialisé. Ces ornements seront peut-être considérés par certains comme n’étant pas essentiels à l’œuvre, mais j’ai jugé utile d’augmenter la qualité de l’ensemble, de l’embellir et le rendre plus agréable, par des apports extérieurs. Et puis, cela pourrait faire un cadeau de bienvenue bien sympa pour chaque nouveau lecteur ! Non ?
Je vous souhaite d’agréables lectures ; surtout n’hésitez-pas à me faire part de vos impressions concernant le contenu des messages publiés, par le biais d’un commentairej’accepte toute critique, surtout si elle est constructive – du moment que son auteur sache faire preuve de tact et de discernement.
Vous pouvez également recommander ce blog et le promouvoir. Je compte sur vous !

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