La traversée

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Derrière lui : la Ténèbre et le mauvais œil !
Après de longs combats, il navigue hors l’écueil,
Vers des îles tranquilles aux quatre vents battues
Où, même les heures toutes de noir vêtues,
Sur l’immensité noire des flots remueurs
Font scintiller des feux, allument des lueurs
Rejetés loin : l’ondée, l’orage et la tempête !
Des archipels dédaliens il part en conquête,
Pur comme l’orbe d’or d’un soleil rayonnant
Qui s’étale et fièrement va, s’illuminant
De l’éclat étoilé versé du ciel nocturne ;
Et la paix accompagne son cours taciturne
Sur des chemins d’eau, traçant les sillons dorés
Qui disent tous l’espoir, les desseins adorés :
Par un soir flamboyant de lumières, il vogue
Avec dans l’âme et au cœur, un monde analogue ;
Sur chaque vague fendue, imbougeablement
Se posent les yeux de braise du firmament.

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© Yannig WaTeL 21 juin 2014

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