Toujours, j’ai ce rêve brûlant

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Indien, l’été fervemment s’entête et chatoie
Et, comme le vent et comme un hymne à la joie,
De grands espoirs me viennent en longs crescendos :
Que le mauvais sort, enfin, me tourne le dos !
J’entrevois, au loin, d’une route coutumière
Les lignes sinueuses tramées de lumière
Les yeux au Ciel, à la vêprée de chaque jour,
J’attends que sonne l’heure attendrie : le retour
De celle qui, pour moi fut l’idole chérie,
Une inspiratrice, une muse, une égérie
Mon Cœur de poète fermement amoureux,
En recevant ses dons, deviendrait plus heureux
Mes chansons d’espérance, aux quatre vents semées,
Tireraient leur brio de ses lèvres aimées
Ô vieux rêve incarné ! Ô désirs un peu fous :
Que la récolte annoncée soit au rendez-vous
Et, que s’allume comme un feu à ma prunelle
La beauté magnétique d’une Ange charnelle !
Quand mes paupières, comme autour d’elle des bras,
Se ferment, le soir : elle accompagne mes pas
Mais, jamais n’interrompt le silence sublime ;
Car toujours, j’ai ce rêve brûlant, fort, ultime,
D’un esprit qui viendrait, sur mon corps déposer :
Un regard gêné, des fleurs, peut-être un baiser.

© Yannig WaTeL  23 septembre 2014

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8 réflexions sur “Toujours, j’ai ce rêve brûlant

    • Wouhouh ! Merci beaucoup, Lise. Me voilà tout rouge, maintenant ! Je me sens…. Comment dire…
      Très ému !
      En fait, j’ai voulu exprimer le désarroi que ressens le poète abandonné par sa muse, mais qui fait semblant de garder l’espoir. Car, comme tu le sais, un poète sans muse c’est comme une nuit sans étoiles : tout est dépeuplé !
      Tiens j’ai soudain une idée, je vais organiser un grand concours : « Qui sera ma nouvelle muse ? »
      avec vote du public par l’envoi de sms surtaxés.
      Merci encore, pour le regard bienveillant porté à ma poésie, j’y suis sensible
      Amicales pensées

  1. Rêver ou espérer….Le poète rêve depuis déjà de longues nuits ne serait-il temps que son regard s’ouvre sur l’espoir en allant à la rencontre du bonheur ?
    Sait-elle cette muse ô combien tu l’espères, combien tu l’attends?
    Mais si elle est définitivement sourde à tes suppliques, il serait peut-être temps de tourner ton regard vers une autre qui attend en silence le poéte aveuglé par une passion stérile.
    Joli ton rythme 6-4-2-2-4-6 et le dodé ne semble plus avoir de secret pour ta plume 🙂
    Avec des vers au tempo régulier tes poèmes gagnent en musicalité.
    Le reste est acquis et j’en suis admirative.
    Pour le concours je veux bien l’arbitrer et je serai incorruptible 🙂 mais j’encaisse à 50/50 les surtaxes des sms…
    Bien amicalement bisous,
    Hélène

    • Ah, Hélène, si tu savais… Cette coquine de Muse est la plus indocile et la plus capricieuse qu’il soit donné à un poète de rencontrer !! mdr 🙂
      Bon, ça reste entre nous ? D’autant plus qu’elle n’espère plus qu’une seule chose de moi : que je n’attende plus jamais rien d’elle ! 🙂
      M’enfin… Passons ! Bon, allez j’improvise un quatrain à sa mémoire :

      Toujours maudit, l’inconsolable poète
      Se fend le cœur, avec dans la tête,
      Plutôt que guitare, luth ou clarine :
      Le crincrin d’un violon qui crincrine.

      Merci pour le détour par ici, c’est toujours très apprécié et ça me va droit au cœur.
      Amicales bibises

  2. « Le crincrin d’un violon qui crincrine »….c’est le meilleur vers que j’ai lu jusqu’à présent 🙂

    Allez poète! La muse te tourne le dos? Alors à toi de tourner la tête vers celle qui t’attend sans que tu t’y attendes (c’est bien ça aussi non?)
    Petit sourire d’encouragement en te souhaitant une bonne nuit, en écho à ton quatrain :

    Toujours transi, l’amoureux poète
    Sent battre son coeur, en tournant la tête
    Au son nouveau d’une muse taquine
    De sa mandore qui mandorine

    Bises d’amitié
    Hélène

    • L’heureuse élue, celle qui un de ces jours
      Supplantera la muse frivole et adultérine
      Pour qui mon cœur, comme trente-six tambours,
      Bat la charge, cogne, pétarade et tambourine,
      Fatalement devra, pour prétendre au concours :
      Porter un prénom qui rime avec mandoline ;
      Excepté… Aline, Maryline et Gwendoline !

      😉 bibises

  3. Yannig
    Edmond Rostand a écrit ce vers sublime:
    « il n’est de grand amour qu’à l’ombre d’un grand rêve »
    Ton poème pourrait se résumer dans le vers suivant:
    « il n’est d’inspiration qu’à l’ombre d’une muse »
    De toute évidence nous sommes malheureux et inféconds si notre plume
    n’est guidée, soutenue, animée, aiguillonnée par une femme de chair
    et d’âme ou par son fantôme éthéré.
    Ton dernier sixain me plaît particulièrement.
    Le titre de ton concours pourrait être:
    « la poésie ma muse »
    Avec mon amitié
    Renaud

    • Renaud, je suis une fois de plus bluffé par ta faculté à défendre mon poème mieux que je ne le ferais moi-même ! Bon esprit, références incontournables, arguments solides, parfaite compréhension : tout y est !
      C’est une fois de plus, un ravissement de recevoir ton avis, sincèrement.
      Pour aller dans ton sens, je propose en guise de slogan au concours dont il est question :
      la muse ment et l’amant peine… 🙂
      Avec ma cordialité renouvelée, mon plus amical salut.

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