Diaphanie dorée

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Le jour a percé la forêt, qui se colore
Et mêle à ses tons chauds les accents mélodieux
De la faune ; avec le ciel pour cadre : l’aurore
Dans son glorieux réveil, à son tour se redore,
Subit ton charme sévère, Automne radieux !
Comme un baiser reçu de lèvres étoilées,
Ton charme sévère, tes pourpres et tes ors
Flambent à nos yeux, dans les somptueux décors
Qu’auraient brodé d’ombres, tes lumières voilées
Les feuillages, ce matin, semblent des bijoux
Et l’horizon : une robe de moire claire
De pareille féerie que l’opale lunaire !
Le Soleil enfin darde, en rais fauves et roux,
De l’arbuste nain jusqu’au chêne centenaire :
Dans les bois, le jour se lève, à pas lents et doux.

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© Yannig WaTeL ⤏ 06 octobre 2014

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