Diaphanie dorée

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Le jour a percé la forêt, qui se colore
Et mêle à ses tons chauds les accents mélodieux
De la faune ; avec le ciel pour cadre : l’aurore
Dans son glorieux réveil, à son tour se redore,
Subit ton charme sévère, Automne radieux !
Comme un baiser reçu de lèvres étoilées,
Ton charme sévère, tes pourpres et tes ors
Flambent à nos yeux, dans les somptueux décors
Qu’auraient brodé d’ombres, tes lumières voilées
Les feuillages, ce matin, semblent des bijoux
Et l’horizon : une robe de moire claire
De pareille féerie que l’opale lunaire !
Le Soleil enfin darde, en rais fauves et roux,
De l’arbuste nain jusqu’au chêne centenaire :
Dans les bois, le jour se lève, à pas lents et doux.

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© Yannig WaTeL ⤏ 06 octobre 2014

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8 réflexions sur “Diaphanie dorée

  1. J’aimerais que l’automne soit aussi chaud que ses couleurs… Pour qui sait voir derrière son apparente désolation, l’automne est la plus belle des saisons, celle où tout ce qui fût meurt et se décompose, pour qu’après l’hiver, tout renaisse plus beau qu’avant… C’est bien cela : grâce à tes mots, tu as redoré son image qui est finalement autre chose que « pluie et vent »…
    Bises

  2. Merci Emma,
    Quelque chose me dit que j’ai bien fait de saisir au vol l’inspiration du moment, parce que : vu les trombes d’eau qui s’abattent chez moi depuis hier, l’automne a perdu de sa superbe d’un seul coup ! Je crains que pluie et vent soient passés à l’offensive, mais bon… On va essayer de trouver un charme poétique à la pluie qui tombe, qui féconde, abreuve et purifie la terre, blablabla…
    bibises

    • Sedna, je crois que l’automne est la saison préférée des peintres impressionnistes… Et des amateurs de pommes !
      Faut reconnaître que ce début d’automne nous aura fait cadeau de quelques après-midi bien tièdes, en plus des couleurs chaudes, ça rend le goût de cette arrière-saison un peu moins amer.
      Merci pour l’appréciation, j’y suis sensible

  3. L’automne devient le chef d’oeuvre d’une nature si joliment poétisé par ta plume. Comme un dessert feuilleté aux pommes dorées, saupoudré de sucre roux, glacé au caramel.
    Une lecture rassurante pour les âmes sensibles à la tristesse ambiante des jours plus courts.
    Techniquement, ton poème mérite une très bonne note !
    Bravo Yannig, c’est un plaisir que de venir me promener sur tes pages. Tes images sont toujours magnifiques !

    Bisous
    de Hélène

  4. Hélène, étant bien plus amateur de bonne pâtisserie que de belle poésie, je dirais que ton commentaire me… Ton commentaire me fait quelque chose ! 🙂
    Au passage, merci de souligner à quel point je travaille à rendre ma poésie plus présentable et aussi : plus digeste 😉
    Puisque l’automne (sujet indécrottable pour les uns, source intarissable d’inspiration pour d’autres…) est à l’honneur en ce moment, je te dévoile d’or et déjà (?) le thème de ma publication de demain : l’été… qui n’en finit pas… de mourir… Bien sûr ! 🙂
    Merci pour l’appréciation déposée, j’en prends bonne note
    bibises

  5. Yannig
    Après Octobre grelottant, prémices de l’hiver, voici l’automne rayonnant de ses pourpres et ors.
    Comme l’annonce faîte à Hélène va nous ressusciter l’été tu vas devenir le poète des quatre saisons……
    Tes mots et les images qu’ils font vivre sont toujours aussi harmonieux et plaisants à lire.
    Je m’autorise cependant une observation toute personnelle:
    Je trouve redondants, à deux lignes d’intervalle, les mots « ton charme sévère ».
    J’aurais substitué à la seconde utilisation, par exemple, la formule « ton ardente beauté »
    Je te livre mon impression de lecture mais tu as certainement tes raisons pour cette répétition.
    Il me paraissait honnête de te faire part de mon ressenti.
    En toute amitié.
    Renaud

    • Cher Renaud, ta remarque concernant la redondance n’est en aucun cas désobligeante, elle est même pertinente et je te sais gré de cette formule participative de commentaires.
      Je m’explique ! Comme tous les poètes du dimanche (quelle que soit la saison), j’ai le goût de l’expérimentation et donc, je m’essaie régulièrement à divers effets (avec plus ou moins de réussite, j’avoue…) et cette fois, j’ai voulu reproduire approximativement la reprise de vers pratiquée dans la forme pantoum. En fait, c’est une façon de négocier la transition entre le quintil de départ et le quatrain qui suit. Et puis surtout, j’étais assez fier de mon oxymore « ton charme sévère » d’où l’insistance !
      Merci pour l’avis déposé, il m’est précieux.
      Amical salut

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