Libation

945654

[ I ]
La pluie aux vitres pianote : voluptueuse
Musique liquide, orchestrée depuis le ciel
En tonalité douce, ronde et onctueuse,
Par les mains diablement angéliques d’Ariel
Et coule une mélodie d’âmes en partance :
Mélodie qu’on perçoit de l’aube jusqu’au soir,
Dans sa continuelle et parfaite constance
Le long des mêmes quatre murs, jaillir et choir.

1545005

[ II ]
Aux mêmes vitres, la pluie sans cesse pianote
Doucement, glisse puis lentement suit son cours,
En gamme descendante, égrenée note à note :
Le sylphe Ariel chante le lamento des jours
Et l’eau coule, sonore, en gouttes d’élégie
Versées par des regards humides, sur un cœur
Tiède encore, où l’amour parfois se réfugie,
S’offre en libation au chagrin toujours vainqueur.

© Yannig WaTeL ⤏ 08 octobre 2014

10 réflexions sur “Libation

    • Merci beaucoup, Mayura Kl, c’est flatteur
      Vous le savez aussi bien que moi : l’auteur n’est rien sans le soutien et les encouragements de lecteurs.
      Amicales salutations

        • Je crois que je serais fier, si des visiteurs de mon blog me laissaient leurs avis sur mon « travail remarquable » suite à vos recommandations ! Oh que oui ! 😉
          C’est toujours très agréable de voir le fruit de son inspiration reconnu et valorisé, en toute objectivité.
          Mes plus sincères salutations

    • Sedna, en vérité j’aime bien la pluie… Mais à condition que ça ne dure pas trop longtemps !
      Merci pour les bons mots déposés ici, c’est très apprécié
      Amitiés

  1. Ce poème tout en harmonie, ferait presque aimer l’automne et la pluie – malgré la tristesse qui en découle…
    Presque…

    Bises

    • Merci Emma, c’est touchant de t’associer à mes humeurs.
      Faut quand même reconnaître que la plupart du temps, la pluie rend triste à en pleurer ! 😉
      Mais, avec un peu d’imagination, on peut trouver des moyens d’échapper à cette tristesse immense qui s’empare de nous comme elle s’empare des vitres.
      bibises

  2. Et la pluie barbouille l’automne…j’aime le bruit des gouttes sur le parapluie, sinon elle est aussi une bonne excuse du dimanche pour rester sous la couette .
    Un poème radieux sous une plume battante, toujours dans l’excellence et le respect de la poésie.
    Techniquement tu nous présentes un texte bien brodé agrémenté de belles illustrations et vidéo (où déniches-tu tout cela?) .
    Bravo Yannig !

    Bisous
    de Hélène

  3. Merci beaucoup Hélène, pour les encouragements que tu me donnes
    Ce petit poème illustré, simple et sans prétention, a rencontré son public et j’en suis très heureux
    Amicales pensées

Les commentaires sont fermés.