Petite suite de deux madrigaux

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[ I ]
Madrigal un peu cavalier
Tu me trouveras sans doute un peu cavalier
Si, à minuit sonnant je monte l’escalier
Qui mène à ta chambre, pour mille fois te dire
Je t’aime ! Et plus ardent et plus prompt que l’éclair,
Succomber – corps et âme – au péché de la chair :
Dans ton lit, indubitablement, m’introduire.

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[ II ]
Madrigal galant
Vous raffolez, dit-on, de manières galantes ?
Acceptez que je porte à mes lèvres brûlantes
Votre main ! Et sentez comme aura palpité
Mon cœur, qui vous parle, qui vous dit en silence
Combien est grand le plaisir qui suit l’impatience
De serrer contre soi un peu d’éternité.

© Yannig WaTeL → 17 octobre 2014