Myriades

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« … Et nos amours
Faut-il qu’il m’en souvienne
La joie venait toujours après la peine. »
[ Guillaume Apollinaire ]

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Toujours, j’aurai au cœur ces images lointaines
En myriades multipliées par centaines,
Où tel un printemps blanc : l’amour d’elle était fou !
Les beaux jours fluaient, clairs comme l’eau des fontaines
Et le bonheur nous venait, on ne savait d’où
Son regard azur, aussi vrai qu’il m’en souvienne,
Vivant miroir semblant bleu des reflets du ciel :
Prolongeait sans fin une tendresse ancienne
D’or sentimental, de braise ardente et de miel
Et nos serments émus ? Ma mémoire en est pleine !
  S’y forge l’unique, l’immortel souvenir :
Que toujours nous venait la joie ; jamais la peine
Et s’y perpétue l’espoir, que vont s’infinir
Là-haut, dans d’autres sphères pour nos vies prochaines :
Nos cœurs, heureux enfin d’avoir aimé, sans chaînes.
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© Yannig WaTeL – 05 janvier 2015
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