Joï

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Le charme oscillait, platoniquement :
Juste effleurée, la moitié de moi-même
Tendait ses bras vers le rêve suprême
De l’aimer et l’aimer uniquement
Comme si, des siècles : le dix-huitième
Sans être importun mais, secrètement,
Tissait une trame d’enchantement ;
Parmi les cieux, nous vivions au septième
Nos pensées prenaient le même chemin,
Un peu de mon cœur vibrant dans sa main ;
Et je m’attachais un peu plus à elle
Je rêvais, mon corps mitoyen du sien :
Violon, j’étais ! Elle, archet magicien !
Un désir flottait, de vie éternelle.

🎻

© Yannig WaTeL  10 janvier 2015
🎻

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19 réflexions sur “Joï

    • Merci beaucoup Lise,
      Oui, comme tu dis : quelques grammes de courtoisie dans ce monde de brutalité, ça apaise les esprits !
      En fait, j’avais ce poème dans mes fichiers depuis quelques jours déjà, mais les évènements tragiques ont fait que je n’avais pas vraiment le cœur à la bagatelle…

      Mes meilleures pensées t’accompagnent

  1. J’aime beaucoup tes paroles souvent comme ressurgies d’un autre siècle dans lequel l’amour était aussi galant, léger peut-être mais aussi plus conforme à une certaine réalité, la mienne en tous cas.

    • Merci beaucoup Pat,
      Comme tu l’as parfaitement compris : j’ai la nostalgie heureuse ! C’est ce que je me dis quand je feuillette les pages de mon livre de vie et que des souvenirs légers s’en détachent.

      Amical salut

  2. Des envies ou des souvenirs d’amour vécus comme au temps passé dans un poème au ton pourtant résolument moderne… j’en aime beaucoup le contraste comme ce qui transparaît ici en filigrane : les rêves et ce qui fût… Mais il est bon, comme tu le fais, de les conserver intacts ces rêves et de s’y lover par moments car dans cette bulle intime, tout est à toi et rien qu’à toi…
    Bises

    • Tout à fait, Emma ! Ces retrouvailles avec le temps passé, ces retours de l’âme entière vers des instants remémorés qui furent heureux, sont un baume pour le cœur.

      Merci pour le regard porté sur ma poésie, c’est très apprécié. Bises

  3. « Violon, j’étais ! Elle, archet magicien ! »
    et ce clip de Pauline : Je parle
    ……..
    Tes souvenirs et tes rêves doivent se retrouver imprimés sur le papier de ta chambre, incrustés dans le plafond, sertis dans le bois de tes meubles et le parfum de ta maison a certainement ces notes pures et cristallines qu’exhale ta poésie.
    C’est vrai, tu es un romantique dans un monde qui justement manque cruellement de romantisme, le pourquoi j’apprécie ta poésie depuis de nombreuses années mon cher Yannig.
    Bisou

    • Oui Hélène, chaque atome de mon être intérieur est comme une immense fleur dont chacun de ses milliers de pétales vibre de ce souvenir qui passe, un souvenir puissant et délicat que sans cesse, j’affine… Houlala, je m’emporte, c’est n’importe quoi !!! 🙂
      Après le tumulte et la férocité de ces derniers temps, je me dis qu’il faudrait abolir la haine et proclamer le Romantisme : religion universelle !

      Merci pour ce regard bienfaiteur, reçois mes plus chaleureuses pensées en retour.

  4. Yannig
    Je constate que tu ne montes jamais au septième (ciel) sans sonnet ce qui est la marque évidente d’un amoureux galant.
    Ton poème est un petit bijou de romantisme et de symbolisme mêlés.
    Il y a une belle analogie entre les sentiments que tu décris et les images qui en résultent.
    Entre son archet et ton violon l’on imagine un arpège qui s’éternise.
    J’ai l’impression d’écouter le début de la sonate « au clair de lune »
    Que c’est beau l’amour rêvé ou vécu comme un rêve.
    Merci pour le magique ressenti que tu nous offres.
    A bientôt l’ami.
    Renaud

    • Renaud, comment rester humble après ton passage sur mes vers ? 😉
      Au moment où je me demandais si je ne devrais pas faire preuve d’un plus plus de modernité dans le choix de mes thèmes, ta capacité d’influence aura fait son œuvre. Je vais continuer à grandir, donc.

      Un immense MERCI à toi, avec mes plus chaleureux sentiments.

  5. Bonjour, ami poète. Comme il est beau ce début de l’amour, ce début d’avant le début. La seule réalité de l’amour serait-elle celle du rêve qu’il inspire, fût-ce éternellement recommencé en d’autres objets ?

    • Claude, j’aimerais vous adresser un remerciement qui soit à la mesure de l’honneur que vous me faites en déposant votre ressenti sur mes rimes. Un simple MERCI parait tout petit, comparé au don que vous m’accordez.

      Recevez mes plus cordiales salutations

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