Moissons de lumière

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Voici que, d’une marche lente et régulière,
Le firmament, ce soir, champ céleste qui luit
Fleurdelyse le cœur bleuissant de la nuit
En des poudroiements d’or fin, d’ambre et de lumière
Et nous voyons en esprit, des palais hautains
– D’un style plus pur que dans les contes féeriques –
Où des Séraphins, pérégrins allégoriques,
Nous parlent en rêve de voyages lointains
Car tout un peuple de créatures ailées
– Aussitôt que la Lune a formé son croissant –
Nous visite, de son plein pouvoir jouissant
;

Et des frissons nous viennent, d’âmes constellées
De l’espace inconnu, répondant à l’appel :
Nous prenons pour escorte Tritons et Naïades
Puis appareillons, partant devers les Pléiades ;
Et voilà qu’en perles s’égrène, un archipel.

© Yannig WaTeL  07 février 2015

12 réflexions sur “Moissons de lumière

  1. Je savoure ta vision de la nuit et les émotions profondes que ta poésie en elle nous restitue, alors qu’en bien des lieux aujourd’hui on ne peut plus voir les étoiles briller. Eclatante première strophe!

    • Merci beaucoup Pat, je suis touché que tu soies venu jusqu’ici partager mon petit espace hors du temps.
      Tu le sais aussi bien que moi, les étoiles… On les a dans la tête !

      Amitiés amicales

    • Merci beaucoup Lise, tu es une vraie fédératrice de sentiments !
      En fait, connaissant ton goût pour les immensités célestes, je me dis que si tu as apprécié ce poème, c’est que finalement : je l’ai plutôt réussi.

      Amicales pensées

  2. La nuit et son champ d’étoiles t’inspirent et t’emportent très loin au-delà du monde, dans une sorte d’entre-deux qui ne serait ni le ciel, ni la terre, ni même l’océan, et où les rêves se vivent pleinement… Cet imaginaire que tu nous livres ici, est réellement somptueux et féérique… je dirais : idyllique…

    Bises

    • Merci 1 000 fois Emma, pour ce que t’inspire ma poésie
      Tu l’as justement remarqué : parfois, des créatures d’entre-deux-mondes, qui avaient trouvé refuge aux fins fonds de mon imagination, surgissent en pleine lumière et se mettent à voleter en périphérie de nos champs de vision.
      Houlala, je m’égare !

      Mes amitiés

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