Soliloque

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« S‘il n’en reste qu’une, tu seras celle-là
Et mon cœur pur, toujours, t’aimera sans partage ! »
Huit ans sont passés mais, chaque jour davantage :
Je me surprends même à croire encore à cela !
Je laisse parler (en rêve) ma voix confuse ;
De cesse n’ayant plus que, de soliloquer :
Mon orgueil lance un « tu as failli me manquer ! »
– Symbole d’un retour que la Vie me refuse –
Je lui raconte tout ce qui fait mon malheur :
Huit années d’attentes, puis de mélancolie
Et d’amour très grand puis, d’espérance abolie,
Rancunes et pardons, sédation et douleur
Je ne m’excuse pas, contre toute apparence,
– En faisant mine de bichonner ses cheveux –
Mais, lui fais (sans témoins) d’intrépides aveux :
« Si tu savais comment j’ai souffert ton absence
Mais, que souffrir n’est rien quand je songe combien
Gagneraient en éclat nos âmes affaiblies,
(Quoique tu ne m’aimes plus, quoique tu m’oublies)
Si ton cœur, à nouveau, battait contre le mien. »
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© Yannig WaTeL  03 mai 2015
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15 réflexions sur “Soliloque

  1. Yannig… Tu me rappelles à ma douce mélancolie… Comme j’aimerais pouvoir oter de chaque être sur cette planète les tristesses langoureuses… Mais parfois il est bon d’avoir en mémoire de doux souvenirs tant qu’ils ne restent pas douloureux…
    Le chemin peut être sinueux et long mais parsemé de petits bonheurs…
    Je n’espère jamais de retour mais de temps à autre je jette un oeil en arrière… Tout en maintenant le cap droit devant…
    Yannig… Douceur exquise de tes mots même lorsqu’ils sont nostalgiques…
    Belle journée à toi 🙂

    • Merci pour l’impression déposée tout en douceur, Val, et comme toujours : pleine de sensibilité…
      Comme tu vois, j’essaie de tirer profit de toutes ces amours mortes, plutôt que de les trainer comme de lourds manteaux de peine… Au moins, elles donnent la vie à des poèmes ! Ah, mais ça nous fait un point commun ! 😉
      Ravi de ta chaleureuse visite, Val, j’apprécie le moment… Amicales pensées

  2. Ton coeur ressemble à ce gentil petit hérisson tout plein d’épines et pourtant plein de douceur. Vivras-tu donc à jamais dans le souvenir de cet amour ? Je souhaite que les jours à venir apaisent ton chagrin. Qui dit que sur une plage ne n’attend pas un coeur battant au creux d’un coquillage qui se nomme « Vénus » ? Je sais, tu vas me dire que ce n’est qu’un poème, mais il est tellement vivant qu’on y croit 🙂
    Bisous bisous
    Hélène

    • Merci 1 001 fois, Hélène, pour ton ressenti plein de sensibilité et de délicatesse.
      Ah, si les femmes m’avaient offert autant d’amour que je leur en ai donné… Ah, offrir tant d’amour et ne recevoir que des regrets en retour… Je ne méritais pas ça ! 🙂 Heureusement que j’ai toujours su me relever, avec mon pauvre petit cœur blessé qui ne craint même plus la défaite ! 😉
      (Oh, mais tu te doutais bien que j’ai écrit ce poème juste pour illustrer la vidéo, en vérité !)
      Chaleureuses bibises et mes bons vœux pour ta nouvelle vie qui commence.

  3. Il parait qu’à croire en ses rêves et à en formuler intensément les vœux, ils finissent par se réaliser… alors peut-être que… qui sait… 🙂 dans ce poème aussi doux que passionné, tu as placé haut la barre et ce, dans tous les sens du terme… Cependant, dans cet ensemble, comme toujours parfait, avec la belle illustration et la chanson, on ne peut dire si, au final, c’est l’absence ou l’absente qui manque…

    Mes amitiés Yannig…

    • Ne plus avoir de projets de vie commune, pour ne pas subir la menace d’une nouvelle désillusion… C’est mon credo du moment !
      J’ai arrêté de tirer des plans sur les comètes !
      Un grand merci, Emma, pour le regard extrêmement enrichissant que tu portes sur ma poésie, c’est très flatteur !
      Chaleureuses pensées

  4. Bonjour Yannig… Je suis venue lire lorsque je fus avertie de la parution de ce poème nostalgique mais encore tellement douloureux quoique les mots en veulent dire… ils faisaient tellement écho que je n’ai pu laisser mot pour te le dire.
    Et aujourd’hui, même ressenti, même cause, même conséquence…

    J’espère que tu ne m’en tiendras pas rigueur… En me lisant, je pense que tu as deviné « nos » similitudes d’attentes, de souffrances, de rêves.

    Belle journée
    Bises

    • Moun, j’ai comme l’impression que les grâces un peu mièvres des relations élégantes et les histoires d’amour que l’on voudrait croire éternelles ne sont pas plus faites pour toi que pour moi !
      Tu as perçu l’amère lucidité, qui se trouve dissimulée sous le vernis d’insouciance… Bien vu !
      Mais pour se distinguer, l’amour doit être fait de nuances changeantes, d’ombre et de lumière, de hauts et de bas, de plaisirs autant que de tendresse ! Pas vrai ?

      Un grand merci pour la lecture attentionnée et le ressenti déposé, Moun, avec mes plus chaleureuses bibises.

      • Yannig, l’amour tel que nous le concevons est très exigeant et peu compatible comme tu le sous-entends avec les attentes des autres. Mais nous avons cette faculté à le rêver, à le vivre quelque peu mais si à mon âge c’est aisé, plus aisé, qu’en est-il lorsque l’on est jeune ?

        Hauts les coeurs ☺
        Belle fin d’après – midi

        Bises

  5. Ne se souvenir que du meilleur pour tracer la route..pas si facile que ça. L’amour, ça vous tombe dessus comme une pluie d’été et parfois, ça finit dans le blizzard.. Mais l’expérience sert ta poésie et notre regard sur tes mots.

    • La vie, simplement, avec ses hauts et ses bas… Ce sont toutes ces choses empruntées au registre le plus quotidien de l’existence, qui touchent le plus ! Tu penses cela aussi, j’imagine.
      Merci pour le regard porté sur mes mots, Sedna.

  6. Bonjour Yannig,
    Te dire que j’aurais aimé écrire ce poème, mais que par pudeur je ne le fais pas, te permettra de comprendre à quel point je saisis ton ressenti et toute la nostalgie qui se dégage de tes lignes… Il est des sentiments contre lesquels on ne peut lutter. L’amour en est un et « faire le deuil » d’une histoire n’est pas chose aisée… D’aucuns peuvent ne pas le comprendre, mais « le cœur a ses raisons que la raison ignore »… On peut, parfois, s’aimer autrement. Mais cela ne remplace pas les souvenirs qui, eux, ne s’effacent pas.
    Douces pensées et bien amicalement,
    Cathy.

    • J’ai fait le deuil de mes illusions le jour où j’ai enfin fini par comprendre (et admettre) que, vivre en couple c’est surtout :
      des promesses d’avenir qu’il faut tenir…
      Tout comme toi, Cathy, j’écris pour reproduire des émotions préalablement vécues ! Alors « Osons » comme dirait l’autre…

      Merci pour le ressenti déposé, Cathy, avec ta fibre émotionnelle authentique, feutrée, toute en douceur et sérénité. Amicalement.

  7. Bonjour Yannig,

    C’est moi, l’intruse, qui vient retrouver à travers la poésie d’autrui toutes les couleurs de la vie. Ah, l’amour! que serait la vie sans amour? Pour ma part, je préfère avoir une blessure d’amour (je connais) que pas d’amour du tout. De longues années après, elle est toujours là, mais les moments merveilleux vécus à deux aussi; c’est maintenant mon refuge. La vie a repris le dessus mais je pourrai dire, à ma dernière heure, j’ai aimé et j’ai été aimée passionnément.
    Amitiés.

    • Hé oui, en amour aussi, j’ai eu le choix entre 1 millier de routes… Mais souvent, parce que je suis de toutes les causes perdues d’avance, j’ai pris la mauvaise direction !
      Merci pour ces paroles fortes et émouvantes, Jackie, pour ces mots empreints de spiritualité qui touchent droit au cœur et parlent directement à l’âme.
      Amicalement.

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