Dandysme

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Ô douceur de sentir, à l’abri des averses
Quand la pluie, lourde, tombe et se cogne au trottoir :
Le plaisir, qu’on goûte aux boissons un brin perverses,
Par des jeunes femmes servies ; bues au comptoir !
Sans que, de plus rien nos âmes soient assoiffées
Qu’hydromel, absinthe, vieux bourbon et brandy :
Se perdre au fabuleux pays des vertes fées ;
Ô bonheur suprême, vivre en parfait dandy !
Prendre un cœur solitaire et s’en faire un trophée,
Le parer de langueur ; et jusqu’au jour éclos :
Enlacer d’autres bras que les bras de Morphée !
Ainsi, des nuits durant, nous chauffons nos vieux os.
ℑ∫.
© Yannig WaTeL  13 mai 2015
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