Infirmière (version tout public)

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Connaissez-vous celle qui me sert d’infirmière ?
Chez elle, je viens mettre un baume à mes douleurs,
M’enivrer de parfums, de musique et de fleurs ;
Je respire à longs traits l’air pur et la lumière
Puis, tout haut je fais un rêve profane, un vœu,
En pressant sur mon cœur sa poitrine ingénue :
(Fût-ce une promesse non encore tenue)
De prolonger ma vie avec la sienne, un peu !
C’est ainsi qu’attendrie, indulgente et sensible
À mes aveux tremblants tout baignés de mes pleurs :
Elle apaise, par un baiser seul, mes malheurs !

Le reste n’est rien quand l’amour peut l’impossible.
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© Yannig WaTeL 27 juillet 2015
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16 réflexions sur “Infirmière (version tout public)

  1. Sa générosité la perdra…une larme déjà…me pique au coin de l’œil! Infirme? hier! Aujourd’hui crève…l’écran. Un baiser seul ha ha! Mon œil!…En tous cas merci pour le rinçage…

    • Houlala, je te sens… comment dire ? tout… ébloui, étourdi, bouleversifié !
      Ah vraiment Pat, ça me fait plaisir de voir que ma poésie (avec sa réalité quelque peu déformée) peut agiter, troubler, émouvoir profondément !
      Merci pour le passage par ici.

  2. Auprès d’une telle infirmière qui t’apaise, te donne des baisers et t’enivre de parfums, de musique et de fleurs, te reste-t-il encore des malheurs ? non, ils ont dû partir en même temps que tes douleurs…tout cela ciselé avec tes mots, pour notre plus grand bonheur 🙂

    Mes amités Yannig

    • Merci pour le regard porté sur mes (beaux) malheurs, Emma, merci d’avoir pris du bon temps à me lire !
      Mais, cette « infirmière » vit dans un monde parallèle, tu le sais bien… 😉
      Amitiés amicales

  3. Bonjour Yannig, c’est avec bonheur que je retrouve le chemin de ton blog où tu nous réjouis de poèmes tout aussi différents les uns et des autres et celui-ci qui décrit si bien le fantasme de l’infirmière. Tu nous entraînes allégrement dans les méandres de tes rêves et de tes humeurs…

    Bises

    • Merci beaucoup Moun, il me plait toujours autant de recevoir tes commentaires.
      Là c’est mon côté « un peu cavalier » qui a parlé, comme tu l’avais si bien deviné !
      Amicales bibises

  4. Coucou Yannig, Je vois que tu sais rester « sage » dans l’expression de tes mises en scènes fantasmatiques 🙂 quoi que….c’est peut-être ta réalité et que tu poses ta tête sur le coeur généreux de cette infirmière..! Mais quel sang froid dans l’écriture ! Bravo ! au moins elle ne te fait pas perdre tes moyens de ce côté là ! Trop drôle l’image Je vais l’envoyer à ma fille (elle est urgentiste à l’hosto) avec le poème bien sûr 🙂
    Bisous bisous

    • Merci infiniment, Hélène, pour l’enluminure que tu donnes à mon poème
      Tu sais la multitude de bons sentiments qu’inspire cette femme sage, généreuse, aimante et attentionnée dont chaque mm2 de peau, chaque microgramme d’âme, cache une richesse ! 😉

      Avec mon plus profond respect pour le personnel soignant… Des chaleureuses bibises.

    • Une grande lueur d’intelligence dans le regard, une attitude d’esprit extrêmement spirituelle, une enveloppe charnelle attrayante… Mon infirmière te ressemble étrangement, Flore ! sourire….
      En tout cas, tu me rassures, parce que j’avais un doute à savoir si j’avais réussi à toucher au but recherché… sourire encore…

      Merci pour ton approche sensible et généreuse de ma poésie, Flore, ton commentaire me va droit au cœur.
      Gros bisou

  5. « L’infirmière
    inspire
    et guérit les maux
    non par les mots.
    un cœur généreux
    et confortable
    accueille le patient
    impatient
    qui guérit. »
    Bel été Yannig et de nouvelles inspirations ! pour nous offrir de beaux poèmes à la rentrée. amitié mireille

    • La finesse du commentaire me ravit, Mireille, j’apprécie particulièrement la délicatesse des mots, ouatés de douceur, ainsi déposés.

      Un grand merci pour ce bel esprit, avec mes plus amicales salutations.

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