Suivre l’eau

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"La mer est infinie et mes rêves sont fous"  Jean de La Ville de Mirmont
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Un seul désir m’assaille et m’occupe, en tous lieux,
En tous temps, de prendre la poudre d’escampette,
Filer à l’anglaise – sans tambour ni trompette –
Vers un havre d’airain (un pays moins pluvieux) !
Un seul désir (quand, seul de corps et d’esprit, j’erre)
M’accompagne, avec de très lents gestes dansants :
N’est-il pas, me dis-je, de ciels plus ravissants
Et refuge plus sûr, qu’un lointain bout de terre
D’origine insulaire, au pôle, à l’équateur ?
Captée comme en des rets d’azur océanique,
J’en devine l’odeur ; ô île volcanique !
Là-bas, sont le mystère et le cadre enchanteur
Là-bas, ce que la nuit recèle entre ses voiles
Ne saurait contrarier mes rêves les plus fous !
J’ai haute ardeur, malgré les multiples remous,
À suivre l’eau et j’ai, plein les yeux, des étoiles.
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© Yannig WaTeL 04 novembre 2015
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28 réflexions sur “Suivre l’eau

  1. je ne comprend pas je ne recois plus rien de ce blog
    je lis ce soir cet écrit et franchement il est génial;;;humble avis de ma part
    qui n a pas rêver de vivre dans un autre ailleurs fut un temps
    mais j aime le soleil et ma région en regorge en ce moment
    bravo pour ton poème
    Amitié

    • Merci beaucoup Dany, c’est un peu gênant pour mon incurable modestie de lire que mon poème est « génial » mais, j’accepte avec grand plaisir le compliment !

      Chaleureuses pensées

  2. Moi, je te reçois bien ça va! je pourrais juste dire (sans le faire bien sur) qu’il est simplement dommage…de partir vers des horizons plus…paradisiaques en s’emmenant soi-même. Bon voyage spirituel ou physique à tous les amateurs de cette brillante poésie.

    • Et oui, en ce moment j’ai envie de respirer l’air pur (un bon air frais, tout imprégné de sel) et sentir le vent du large me caresser les joues… j’ai envie de me voyager d’images et de mots !
      Ah mince : me voyager, ça ne veut rien dire !

      Merci pour le coup d’œil, Pat, c’est apprécié.

  3. À l’image de ces artistes qui sont capables de peindre des paysages lointains et exotiques dans des lieux ordinaires, tu sais voir au-delà et tu imagines si bien qu’on t’en croirait originaire… À te lire, on sent que tu n’as pas cessé d’espérer et que tes rêves, tu ne les as pas oubliés ; et si tu les (pour)suis, c’est peut-être pour découvrir qu’en effet, l’herbe est plus verte ailleurs 🙂
    Décidément, cette chanson t’a magnifiquement inspiré 😉

    Mes amitiés Yannig…

    • Hé bien oui, Emma… Pour écrire de la poésie, vouloir emmener ses rêves vers d’autres horizons est aussi indispensable que le talent et l’inspiration… Tu le sais ! 🙂
      Tiens, ta réflexion me fait penser à cette citation d’André Malraux : « Les artistes inventent le rêve, les femmes l’incarnent » !
      On peut donc envisager…. il n’est pas du tout exclu, au contraire…. qu’il y ait une femme derrière tout ça…. Derrière cette volonté…

      Un grand merci pour les sensations déposées, j’apprécie.
      Amitiés amicales

  4. Yannig que dire de plus de tes autres amis ayant commenté avant moi, je reste toujours bouche bée de ton écriture vraiment si belle et hors norme que parfois j’en ai bien honte d’écrire comme moi je le fais…à chacun son style, le tien est oui talentueusement fort et beau que je ne peux que te remercier de nous laisser te lire….Merci oui…!
    bon Dimanche l’ami

    • Merci beaucoup Paul, pour ton message d’encouragement, il me va droit au cœur.
      L’heure est à l’émotion, à la dignité et au recueillement comme tu le sais… Alors je dédie ce poème sur la liberté à toutes les âmes sensibles éprises de liberté, car malgré les faits innommables qui se sont produits lors de ce vendredi 13 sanglant, nous avons choisi de vivre dans un monde libre, démocratique et civilisé.

      Amical salut

  5. Tu nous emmènes dans tes rêves Yannig et un instant j’ai envie de te suivre….Est ce à cause de mon émotion à fleur de peau ? partir au pays inconnu où, isolé du monde, les vagues de la mer nous berceraient comme un enfant seul et blessé ! « Là-bas, ce que la nuit recèle entre ses voiles
    Ne saurait contrarier mes rêves les plus fous ! » oui soyons fous Yannig, couche tes mots sur le papier pour exprimer tes rêves, les nôtres ; que la poésie continue de couler comme le fleuve de la vie, nous reliant les uns aux autres avec le cœur et l’esprit… c’est si bon de te lire !
    amitiés, mireille

    • Merci beaucoup Mireille, c’est étonnant ce que mes mots provoquent comme ressentis !
      C’est simple, au fond, de mettre tout le monde d’accord, avec ce genre de thème ! Qui n’a jamais eu envie d’aller voir s’il reste encore un petit coin de soleil au-dessus des nuages ?

      Amicales pensées

  6. Bonjour Yannig,
    Les poètes dont tu es un bon représentant (vais pas dire excellent, tu rougirais d’une part et de l’autre, tu essaierais de mettre dans un trou de souris et qui sait y rester coincé 🙂 et ce serait dommageable pour nous), je disais donc dont tu es un bon représentant peuvent allègrement voyager là où ils veulent, comme ils le souhaitent et même croire, parfois, qu’ils ont touché le saint Graal. C’est merveilleux je trouve qu’en quelques mots, tu voyages et tu nous emmènes avec toi.
    Bon vent marin et que ton escale soit à la hauteur de tes rêves.

    Bibises, comme tu dis

    • Rassure-toi, Moun, même mon incommensurable succès ne me fera jamais changer, je resterai toujours le même ! LOL ! 🙂
      Toi qui sait ce que voyager veut dire, qui sait que les destins se jouent souvent ailleurs, toi qui connait le cri des goélands et le cliquetis des voilures sur les mâts des bateaux, je suis certain que tu as compris où je voulais en venir.
      Un immense merci pour ta présence ici, Moun, merci pour le ressenti déposé, avec de chaleureuses bibises

  7. Je ne t’ai pas oublié petit prince de la poésie, j’ai lu ton poème x fois et puis aujourd’hui l’envie de te dire « va » vers ces îles lointaines, exemptes des souillures humaines, vogue sur les flots de la liberté avec pour seuls bagages tes mots, ton coeur et tes rêves, sème-les sur les terres vierges et fertiles de l’amour mais n’oublie quand même pas de nous envoyer tes concertos poétiques sur les ailes d’une colombe car rien, ni personne ne t’empêchera d’écrire, et nous de te lire.
    Meilleures pensées.
    Hélène

    • Depuis quelques jours, mon désir de fuir loin vers le large, en silence et en solitaire s’est fortement accru, Hélène, avec cette envie insistante de laisser filer la rancœur à la crête des vagues et oublier le parfum trop rance des chrysanthèmes de novembre… Avant de finir complètement déçu par la Vie !
      Et j’imagine que tu ressens autant que moi cette nécessité de jouir pleinement de toute cette liberté que nous chérissons tant, que nos démocraties ont érigée en valeur suprême et qui est la base de notre grande et belle civilisation, liberté de vivre en société et liberté de conscience, que des puissances (externes) contraignantes haïssent tant !

      Mille chaleureux mercis avec de grosses bibises

  8. L’eau source de Vie… tu as raison de suivre son cours…il serait si bon actuellement de fuir ce monde de violence et trouver ce havre de paix… gros bisous
    Flora

    • Pour parodier un chanteur qui serait « né dans le gris par accident » j’ai envie de dire… J’ai le cœur bleu marine ! 😉
      1 001 mercis à toi, avec de chaleureuses bibises

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