Sustentation

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Sonnet composé en duo avec Hélène (Cristale) Landevennec

Le vent souffle et resouffle au-dessus des coteaux ;
Nous aurions moins froid tout nus sur la banquise !
Trop rude est le noroît ; vivement l’heure exquise
De nous soustraire aux gants, bonnets et lourds manteaux !
La neige a recouvert masures et châteaux
Mais, en bas du vallon nous attend la Marquise
Pour fêter l’An Nouveau car la dame, conquise
Par nos sonnets, nous ouvre et tours et chapiteaux !
Bénis soient le domaine et celle qui l’habite ;
Misanthrope elle n’est, pas plus que cénobite !
Mets soignés et liqueurs composent le menu…
Une fois sustentés : « Il gèle et fait nuit noire ! »
Disons-nous à minuit, d’un air très convenu…
— « Restez ! Des draps sont chauds dessous la bassinoire. »
© Yannig WaTeL / Hélène Landevennec 31 décembre 2015

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201601

Mes chères lectrices, mes chers lecteurs,
Je ne pouvais pas laisser 2015 s’achever sans vous remercier chaleureusement de votre présence, tout au long de l’année écoulée, sur cet espace de création littéraire.
Je veux donc que vous sachiez combien l’intérêt que vous portez à ma poésie, ainsi que vos encouragements, me sont précieux et qu’ils sont appréciés à leur juste valeur !
Alors, de la façon la plus traditionnelle qui soit mais, le plus sincèrement du monde, je vous souhaite une : Bonne et heureuse année 2016 !
Que cette nouvelle année vous garde toutes et tous en bonne santé, que l’année qui vient soit pour vous et vos proches une excellente année, remplie de bonheur, d’amour et de réussite.

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Je dormais, solitaire…

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Mollement bercé de sibyllines musiques,
(Y trouvant jouissance, en-deçà, au-delà)
Je dormais, solitaire, et rêvais ce soir-là :
D’unir dans un baiser nos ombres génésiques
Ô l’inexprimable chose ! Les doigts magiques
Et l’ardeur dressée de Maria Yudina
Sublimaient au piano une sonate en La
Qui flottait, vibrant clair à nos cœurs nostalgiques
Et notre amour passé, tel un astre adoré,
Dans la nuit émergeait, enfin remémoré ;
Jamais, au grand jamais, une extase aussi brève
Ne fut si douce à l’âme, en ses ondes d’émois !
Le son d’un violon, fort et tendre à la fois,
(Fortuitement, certes) s’est glissé dans mon rêve.
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© Yannig WaTeL 04 décembre 2015
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