Je dormais, solitaire…

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Mollement bercé de sibyllines musiques,
(Y trouvant jouissance, en-deçà, au-delà)
Je dormais, solitaire, et rêvais ce soir-là :
D’unir dans un baiser nos ombres génésiques
Ô l’inexprimable chose ! Les doigts magiques
Et l’ardeur dressée de Maria Yudina
Sublimaient au piano une sonate en La
Qui flottait, vibrant clair à nos cœurs nostalgiques
Et notre amour passé, tel un astre adoré,
Dans la nuit émergeait, enfin remémoré ;
Jamais, au grand jamais, une extase aussi brève
Ne fut si douce à l’âme, en ses ondes d’émois !
Le son d’un violon, fort et tendre à la fois,
(Fortuitement, certes) s’est glissé dans mon rêve.
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© Yannig WaTeL 04 décembre 2015
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