Au bord de l’eau tranquille, enfin…

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crédit image : juliendouvier.tumblr.com
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Au bord de l’eau tranquille, enfin, le vent se tait !
Sous le firmament où les heures, suspendues,
Retiennent un peu plus le bruit que la vie fait :
Assis, rêveur, je pense à mes amours perdues
À chaque instant plus fort, le silence installé
S’approprie peu à peu les bien-aimés rivages ;
L’étendue calme semble un miroir constellé,
Tant le flot, transparent, est fertile en images !
Tout d’un coup, j’y revois les terrasses en fleurs ;
Puis voilà que je chante et que je vocalise,
– Entraîné dans un songe aux multiples lueurs –
Tandis que minuit sonne au clocher de l’église !
C’est ainsi que je fuis, vers un monde infini
Où vivent les reflets (d’un éclat magnifique)
De mes jeunes années, ô temps chaste et béni !
Pris d’extase, je dors, d’un sommeil séraphique.
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© Yannig WaTeL 08 janvier 2016
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14 réflexions sur “Au bord de l’eau tranquille, enfin…

  1. J’aime l’harmonie paisible qui s’instaure dans ces lignes. Je regrette cependant que le rythme haché des trois derniers vers vienne la rompre… ce n’est que mon avis.

    • Oui, j’avoue Claude, j’ai fauté ! 🙂
      Dans le dernier quatrain, j’ai voulu privilégier la rime et rechercher l’effet avec ce vers final typographiquement détaché… Au détriment de la fluidité, alors que la fluidité, le rythme en petites vaguelettes, c’est justement l’impression que je voulais donner à ce poème qui évoque une étendue d’eau paisible, une atmosphère méditative… Le « temps qui suspend son vol » comme dirait l’autre !
      Voilà, ça me servira de leçon… 🙂 Malgré tout, je ne désespère pas de conquérir les puristes, avec ma poésie libérée conservatrice. 🙂

      Merci pour la lecture très poussée, suivie d’un avis perspicace… C’est appréciable.

        • Merci pour le précieux conseil, Miomodus, merci également de trouver matière à l’évasion au travers de mes inspirations.
          Je reste quand même assez soucieux de respecter les règles de l’art, d’atteindre un modèle idéal en poésie, mine de rien ! 😉
          Amical salut

  2. Un poème ou on trouve une certaine sérénité
    J imagine cette eau qui coule doucement et apaise
    Une image sans doute mais non!!!
    J adore ton écrit
    Bonne soirée

    • Je retiens que tu… adores mon écrit ! Alors, merci d’avoir apprécié ce poème en alexandrins, Dany. 🙂
      En vérité, j’essaie toujours de former un ensemble harmonieux entre l’image, la vidéo et… l’écrit. Si la conjonction de tous ces critères m’a été favorable, c’est parfait.

      Je te souhaite une bonne année, amicalement.

  3. Cher Verslibriste.
    J’ai été nominé au Liebster Award pour bien commencer l’année. et j’ai choisi de te nominer à ton tour pour la qualité de ton blog! Ainsi tu pourras trouver sur mon blog, dès cet après midi le challenge et mes onze questions pour toi…enfin si tu acceptes d’y répondre ce que j’espère…

    • Merci beaucoup Pat, j’espère que tu as déroulé le tapis rouge sur le grand escalier, commandé la limousine et fait provision d’amuse-bouches et boissons pétillantes !
      Je passe chez le couturier récupérer mon costard à queue de pie et je serai fin prêt pour la remise des statuettes dorées. J’en reviens pas d’avoir déjoué les pronostics, mais si la critique est unanime… Pour le discours, j’improviserai !

      Le problème, maintenant, c’est que je vais devoir songer à résider à plein temps à Los Angeles… Moi qui aimais vivre caché !

      Amical salut

  4. Moi j’aime bien ta «  poésie libérée conservatrice. »

    Comme un enfant impatient (attends je fais la di-é-rèse : im-pa-ti-ent, juste comme ça rien à voir avec ton poème) )) tu n’as pas pu aller jusqu’au bout du papier-cadeau de ta plume sans en déchirer les derniers morceaux.

    Mais c’est cette imparfaititude Yanniguienne aussi séduisante que dérangeante qui fait que tu restes toi, sans prise de tête (ou disons, pas trop).

    Je me suis retrouvée, dans ce miroir d’eau apaisant, à découvrir le charme de tes alexandrins sur les flots paisibles de tes rimes toujours aussi richement soignées.

    Ce doit être beau de dormir « d’un sommeil séraphique. »

    Tes photos animées sont du plus bel effet ! Je découvre cette chanson « La fuite ».

    Si tu as un peu de temps, amuse-toi à localiser et dénombrer, grosso-modo, sur chaque vers, dans chaque strophe, les voyelles que tu as utilisées. Les sons sont une caractéristique de tes mélodies poétiques.

    Bisous zamitieux:)
    Hélène

    • Merci infiniment, Hélène, d’apprécier à ce point mes textes poétiques aux tonalités encore un peu naïves et d’y révéler tes sensations.

      Tu l’auras sans doute noté, j’ai encore rebondi sur un de mes thèmes favoris, un thème éternellement repris, mais pas encore totalement épuisé !
      Hé oui… du silence, encore du silence ! Et du rêve, encore du rêve ! Et des amours perdues, encore des amours perdues !

      Chaleureuses bibises

  5. Tes vers, tout en douceur, me mènent vers ce rivage tranquille et serein. Et j’imagine bien à travers chacun de tes mots, cette fuite vers le temps béni des jeunes années…Une poésie harmonieuse qui transporte dans un autre temps, j’aime beaucoup.
    Bisous d’amitié

    • Oui, remonter le temps jusqu’à la source première et surtout, ne pas laisser le tourbillon de l’oubli tout emporter ! C’est bien ce que je voulais exprimer, Lucia.
      Merci d’être venue mettre aussi agréablement tes pensées en osmose avec mes vers.
      Bises

  6. Oh! temps suspend ton vol………….. revient du fond des souvenirs…je te vois contemplant l’eau, comme on contemple sa vie dans un miroir , amours perdues, fertiles images , terrasses en fleurs,tout défile tranquillement,et le chant monte aux lèvres pour dire ta joie de vivre ….
    mais ce n’est qu’un doux délire de poète ; c’est beau et rafraichissant.Merci et à très bientôt -mireille

    • Merci beaucoup Mireille, je vois que ton esprit fin possède cette faculté de se représenter et de former des images.
      Merci pour cette vive sensibilité témoignée ici.
      Amicales pensées

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