Apprêté pour le flirt

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Apprêté pour le flirt, non pour l’engendrement !
C’est ainsi que j’aimais, dès l’aurore posée :
J’étais papillon blanc ; je buvais la rosée
Puis me livrais aux vents, m’élevais librement !
Tous les échos s’ouvraient (aux soupirs, aux muRmuRes)
Quand, vainqueur de la nuit, j’acceptais sobrement
Les grands Lys au cœur d’or que m’offraient des mains pures
« Et qu’importe demain ! » me disais-je parfois…
Moi, dont l’esprit jamais n’aura connu de lois :
J’ai, sans presque y songer, vécu mille aventures.
© Yannig WaTeL 23 février 2016

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Blanditiæ

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xXx
Ah ! La volupté vraie, sans cesse rallumée
Par ses beaux yeux de braise (où couvaient des grands feux)
Et l’agreste senteur qu’exhalaient ses cheveux,
Quand s’ouvrait à moi seul son alcôve embaumée !
Nuages serpentants, écheveaux de fumée,
Suspendaient pour un temps nos candides aveux ;
Mon prénom muRmuré, un simple « oui je veux ! »,
Électrisaient ma chair et mon âme enflammée
Mais, pouvais-je ignorer ce double envoûtement ?
Tout un monde enchanté, invisible, énigmatique,
Nous endiablait l’un l’autre, infusait lentement
Fut-ce poison ? Venin ? ChaRme fantasmatique ?
CaRmen était blonde et son sourire discret
Voulait dire « prends-moi ! » ; c’était là son secret.
xXx
© Yannig WaTeL 14 février 2016
xXx
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Seul

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[ en prélude à la Saint-Va-t'en loin ]

Seul, malgré moi pourtant, mais heureux d’être seul,
Je trouve un peu de paix en flânant sur les terres
(Allées discrètes, parc, efflorescents parterres)
D’un homme simple et bon, mon respectable aïeul
Au bout de quelque temps, les arbres centenaires
(Mes vieux frères loyaux, mes fidèles amis),
Loin de s’en effarer semblent avoir soumis :
La lumière instable et les mauvais vents contraires !
Au bout de peu d’instants, l’électrique frisson
(Celui grisant et fort de la joie retrouvée)
Communique à l’esprit l’allégresse avivée :
Je récite des vers, murmure une chanson
Rien ne trouble à présent, ni le lieu, ni ma vie :
C’en est fait des passions et du grand sentiment !
Droit et calme je vais, bonnement, gentiment ;
Et sans plus m’inquiéter, je chante mon envie
De crier à l’Amour : « Va-t’en donc ! Va-t’en loin
De mon cœur mis à nu, de mon cœur sans défense ! »
Quoiqu’à l’Amour aussi, je pardonne l’offense
De m’avoir fui longtemps ; le Ciel m’en soit témoin.
© Yannig WaTeL 08 février 2016

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