Position d’attente

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« Jai pris pour habitude (et c’est chose cruelle)
D’espérer, languissante, une voix qui m’appelle,
Me tient chaud et m’endort ; ou m’invite à l’amour !
En manque d’un mot doux, rêvant au geste tendre :
J’ai passé cette nuit dans la fièvre, à t’attendre !
Délectablement seule, à l’instant où le jour
Vient répandre sur moi sa lumière nouvelle
C’est douleur et délice à la fois ! » me dit-elle.
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© Yannig WaTeL 03 mars 2016
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17 réflexions sur “Position d’attente

  1. L’attente peut être cruelle , effrayante et puis douce rêverie!
    Tes mots et ton romantisme mettent bien en évidence ce côté cruel de l’attente qui est  » douleur et délice à la fois »…
    Tout est si joliment dit et tu as fait un bon choix d’image pour accompagner tes vers.
    Bon dimanche
    Bisous d’amitié

    • Merci beaucoup Lucia, d’être venue embellir cette page
      J’ai composé ces 8 petites lignes juste pour illustrer la photo & la vidéo, en vérité. Et ça n’a pas été chose facile, étant donné que je suis un peu sorti de mon registre habituel !

      Chaleureuses bibises

    • Oui, je partage cette analyse selon laquelle l’attente génère une certaine excitation, excitation variable en intensité selon les tempéraments.
      D’ailleurs, je profite de la journée internationale des droits de la Femme pour exprimer mes plus douces pensées à toutes les femmes qui m’ont attendu en vain, à toutes celles que j’ai pu décevoir également.

      Amical salut

  2. Mon cher Yannig, il est évident que ton âme de papillon n’est attirée que par les belles fleurs qui s’offrent et tant pis pour celles qui t’attendent indéfiniment…surement, ne te méritent-elles pas.
    Chacun sait que tu as bon goût, mais ces demoiselles n’ont peut-être pas le parfum et le nectar délicieux que tu espères 🙂 surtout celles qui se sont refermées lors d’un précédent survol et qui aujourd’hui regrettent que le vent ne te porte encore au-dessus d’elles. Ah ! ces fleurs !
    Et puis, butiner, lutiner c’est charmant, tu es libre de ne pas lier tes ailes à d’autre ailes au-dessus d’un nid à garnir.
    Ceci dit, ton poème aux vers en miroir, ce qui n’est pas très facile à travailler, est d’une grande délicatesse. Là, tu excelles d’autant plus en donnant la parole à celle qui se languit de toi, Un poème qui s’harmonise joliment à l’illustration (les dessous roses sont absolument ravissants : Aubade ?) ) quant à la vidéo….ah là là !!!
    Don Juan va !
    Bisous et à bientôt sur ta page,
    Hélène

    • Houlala, j’ai comme le pressentiment que tu sais des choses à mon sujet, des choses du genre… secrets d’alcôves ! Moi qui aime tant à cultiver avec soin mon petit bout de jardin secret, mon petit lopin de terre à l’abri des regards… Moi qui avais fait une raison d’être de cette citation du fabuliste Jean-Pierre Claris de Florian :
      « Pour vivre heureux, vivons caché ! »

      Je profite qu’on soit entre nous, étant donné le minuscule taux de participation des lecteurs/lectrices sur cette publication… Pour te faire une confidence :
      je te l’avais bien dit que j’aurai fait un flop, avec ce poème pour le moins atypique ! Ah, les temps sont durs pour les rêveurs !!!
      Entre ceux/celles qui n’ont même pas la politesse de répondre à mes commentaires et ceux/celles qui jugent ma poésie indigne d’intérêt, c’est vraiment un coup à se décourager de faire l’effort d’aller flatter leurs Égos démesurés et les complimenter d’avoir osé publier leurs merdes monumentales, si c’est pour recevoir du mépris en retour !
      Il y a quelques orgueils mal placés, quand même, dans le petit monde de la rimaille…

      Bon, le principal c’est que tu aies adhéré (et même contribué) au concept… 😉 ça le valorise, en quelque sorte.

      Un immense merci donc, Hélène, pour ton regard éclairé, ton bel état d’esprit, ta réceptivité et ton avis enthousiaste. C’est très agréable de recevoir les encouragements d’une personne de haut relief.
      Chaleureuses bibises

  3. Non, non Yannig, je n’ai reçu aucun secret d’alcôve te concernant, étant anachorète dans le milieu de la poésie, j’ai seulement argumenté par logique et intuition. Ton poème…peut-être n’est-ce pas ce que tes lecteurs-trices attendent de toi ? L’important est d’écrire ce que tu as envie d’écrire. J’attendrai donc ta prochaine création, avec du sang, des larmes, du spleen, des sourires, des jolis corps de femme, de l’amour et tout ce qui fait que rien n’est facile dans la vie d’un homme, ou d’une femme…bref un poème comme tu sais si bien écrire.
    Bisous bisous et à bientôt 🙂
    Hélène

    • Merci d’avoir si bien enrichi mon vocabulaire, Hélène !
      Je connaissais déjà « cénobite » et je découvre que « anachorète » en est un synonyme ! 😉
      bisous

      • Idem ! J’adore lorsque je découvre, au détour d’un lecture de jolis mots ! Mais j’aime aussi lorsque de la simplicité ressort une vraie beauté. Il y a des gens que j’aime écouter parler car ils font l’effort de très bien le faire, moi non. Je suis assez familière verbalement alors que j’adore la beauté des mots. Je n’ai jamais compris ce paradoxe et je lutte contre moi même.

        • Merci d’avoir accueilli avec intérêt, avec enthousiasme même, cette petite facétie poétique, Christine.
          C’est très plaisant de lire vos mots.
          Amicalement

    • Wow ! Je pense que ce coquin de Verlaine aurait accueilli la comparaison avec une immense fierté ! 😉
      Trêve de plaisanterie… 🙂 Merci pour ta grande générosité dans le compliment, Pierre.
      Amical salut

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